Latin

Thésée

             Thésée, dixième roi légendaire d’Athènes, fut le héros le plus populaire de l’Attique, et autour de son nom se forma une riche légende, qui, sur bien des points, rappelle celle d’Héraclès. Il passe pour avoir vécu au moins une génération avant la guerre de Troie.

         Thésée naquit de l’union d’Egée, roi d’Athènes (ou du dieu Poséidon) avec Aethra, fille de Pitthée, roi de Trézène. Avant de quitter l’Argolide, Egée avait déposé son épée et ses sandales sous un énorme rocher. Si Aethra mettait au monde un fils, ce fils, arrivé à l’âge d’homme, devait soulever la lourde pierre, pour récupérer les sandales et l’épée, puis se rendre en Attique pour s’y faire reconnaître.
Thésée fut élevé chez son grand-père maternel et il eut comme précepteur Chonnidas (ou Connidas) auquel les Athéniens sacrifiaient encore du temps de Plutarque un bélier, la veille de la fête de Thésée.
Devenu plus âgé, il alla à Delphes consacrer une boucle de ses cheveux comme il était de coutume à cette époque lors du passage à l’âge adulte.

Arrivé secrètement dans la ville, il s’y promena, habillé d’une tunique longue, ses beaux cheveux frisés flottant sur ses épaules; et s’approchant du temple d’Apollon Delphinien, dont il ne restait plus que le toit à poser, il entendit les ouvriers qui demandaient en riant: « Où va donc cette belle jeune fille toute seule? » A cette plaisanterie, il ne répondit rien; mais ayant éloigné les deux bœufs qui étaient attelés à un chariot couvert, il saisit l’impériale du véhicule, et la jeta par dessus les ouvriers qui travaillaient à la couverture du temple. Plus tard la cérémonie pendant laquelle les jeunes Grecs consacraient à Apollon leurs premiers cheveux prit le nom de Théseia en mémoire de Thésée.

A l’âge de seize ans sa mère lui révéla une partie du secret de sa naissance; il souleva sans peine le rocher, s’empara de l’épée et des sandales, et partit pour l’Attique en passant la côte et non par la mer comme le lui avait recommandé Aethra. Thésée, avant de se faire reconnaître comme l’héritier du trône d’Athènes, décida de s’en rendre digne; la gloire et la vertu d’Héraclès l’aiguillonnaient.

Exploits :

 Thésée défendit son père contre les Pallantides,  dompta le taureau de Marathon, puis alla délivrer les Athéniens du tribut qu’ils payaient au Minotaure de Crète. Aidé d’Ariane, fille de Minos, il tua le Minotaure et s’échappa du Labyrinthe, s’embarqua avec Ariane, qu’il abandonna en route sur le rivage de Naxos

Devenu roi d’Athènes, il entreprit bientôt des expéditions lointaines.
• Il assista au terrible combat des Lapithes contre les Centaures
• Il enleva Antiope, reine des Amazones, dont il eut un fils, Hippolyte.
• Puis il triompha des Amazones, qui avaient envahi l’Attique.
• Il alla en Laconie pour y enlever Hélène, fille de Tyndare.
• Enfin, Pirithoos et Thésée allèrent jusqu’aux Enfers, pour y enlever Perséphone. Mais Pirithoos et Thésée payèrent cher leur audace; ils furent assis sur la chaise de l’oubli, et seul Thésée fut délivré plus tard par Héraclès. Suivant une autre version il voulut aider Pirithoos à enlever Coré, fille d’Aidoneus, roi des Molosses. Mais Aidoneus fit dévorer Pirithoos par son chien Cerbère, et il enchaîna Thésée.

Imperiale: Toit d’un moyen de transport en commun sur lequel des voyageurs peuvent monter

Aiguillonnaient: inciter à quelque chose

Pallantides: fils de Pallas,  Thésée eut le trône a leur place, en colère ils déclarent une guerre

Naxos: île grecque de la mer Egée

Lapithes: tribu

Amazones: peuple de femmes guerrières

Tyndare: roi légendaire de Sparte

Pirithoos: fils de Zeus

Héraclès: Hercule en Latin

 

Enée

Fils d’Anchise et de Venus, Enée, prince troyen, fut un des héros de la guerre de Troie. 
Il fut l’un des principaux chefs troyens pendant la guerre de Troie, le plus vaillant guerrier après Hector.

Vénus

Anchise

ENEE

Epouse* / amante Enfants
Créuse* Ascagne

Lavinie*

 

 

 

 

 Lors de la prise de la ville il s’échappa en portant son père sur les épaules et perdit sa femme Créuse lors de la traversée la ville saccagée.

Enée portant son père s’enfuit de Troie en flammes Rome

Il tenta de lutter avec ses guerriers contre les grecs sur le mont Ida puis il s’embarqua pour une nouvelle contrée plus accueillante.
Après un long périple décrit dans l’Enéide*il aborda en Sicile où il célèbra des jeux funèbres en mémoire de son père qui était mort d’un précédent passage.
Au Latium, les fugitifs pensaient avoir retrouvé une patrie: ils furent accueillis par Latinos, roi du Latium qui offrit sa fille Lavinie en mariage à Enée.

 Éneide* :L’Enéide est le plus grand poème de l’antiquité latine, écrit par Virgile,(70-19 av. notre ère) Il est divisé en deux parties d’égale importance nettement séparées et distinctes:

– la première (livres I à VI), imitée de l’Odyssée, conte le voyage d’Enée  jusqu’à l’arrivée du héros en Italie

- la seconde (livres VII à XII), imitée de l’Iliade narre les guerres pour la conquête du Latium jusqu’à la fondation du royaume de Lavinium.

Jeux funèbres : La période des funérailles durait neuf jours au cours desquels avaient lieu des banquets funèbres. Parfois les funérailles se terminaient par des jeux funèbres qui sont un simulacre d’anciennes coutumes. Au cours de luttes, on se disputait la succession du défunt. C’est dans les jeux funèbres que les jeux du cirque trouvent leur origine.

Voyage d’Enée

Mais Héra (reine du ciel et de l’olympe) / Junon veillait (épouse de jupiter).

 

 

Hercule

Héraclès plus connu sous le nom d’Hercule naît à Thèbes de Zeus et d’Alcmène. Héraclès veut dire Hercule en latin , Héraclès est connu pour avoir fait les 12 travaux légendaires :           

Le premier travail qu’Eurysthée ( roi  d’Argolide et ennemi de Héraclès)  imposa à Héraclès fut de tuer et de ramener le lion de Némée( pays de Grèce )qui ravageait l’Argolide et dont la peau était si dure que ni le fer ni l’airain ne pouvait l’entamer                                                                                                                                                       

Le deuxième travail que dut accomplir Héraclès fut de tuer l’hydre de Lerne. L’hydre était un énorme dragon au corps de reptile surmonté de neuf têtes. Elle vivait dans le sombre marais de Lerne. Son haleine était empoisonnée et elle ravageait la campagne environnante.                                                                   

Pour le troisième travail Eurysthée ordonna ensuite à Héraclès de lui ramener vivante la biche du mont Cyrénée. C’était une merveilleuse biche aux cornes d’or et aux pieds d’airain. Elle était si rapide à la course que jamais personne n’avait pu l’attraper. Consacrée à Artémis, elle était l’une des quatre biches de l’attelage de la déesse.                                                    

Pour le quatrième travail  Héraclès reçut l’ordre d’aller à la recherche du sanglier d’Erymanthe. Il devait le capturer et le ramener vivant à la cour d’Eurysthée. Ce sanglier était une bête féroce qui ne sortait de son repaire que pour dévaster les champs d’Arcadie.                                                                               

Pour le cinquième travail Eurysthée ordonna à Héraclès de se rendre aux écuries d’Augias. Le roi Augias vivait à Elis. Il était le fils d’Hélios, le dieu du Soleil et possédait de nombreux troupeaux qu’il faisait paître dans son royaume d’Elide.                                                                             

Pour son sixième travail, Héraclès fut mis au défi par Eurysthée de détruire les oiseaux du lac Stymphale. Ces oiseaux monstrueux vivaient en Arcadie au milieu d’un marais couvert d’épines et de broussailles.                                                                                                                       

Pour le septième travail Eurysthée ordonna à Héraclès de ramener le taureau de Crète. Minos, roi de Crète, avait promis à Poséidon, le dieu de la mer, de sacrifier en son nom ce qu’il ferait sortir des flots. Poséidon fit émerger des vagues un taureau d’une telle beauté et d’une telle majesté que Minos ne put se résoudre à le sacrifier.              

Pour le huitième travail Héraclès reçut l’ordre de se rendre en Thrace, afin de capturer les juments de Diomède. Diomède était fils du cruel Arès et régnait sur un peuple de sauvages. Il possédait quatre cavales qui vomissaient le feu et auxquelles il jetait en pâture les étrangers que la tempête rejetait sur ses côtes.                                                                                    

Pour le neuvième travail d’Héraclès la fille d’Eurysthée, Admète, désirait la superbe ceinture que possédait Hippolyte, la reine des Amazones. Pour être agréable à sa fille, le roi chargea Héraclès d’aller la chercher.                                                                                                 

Pour le dixième  travail d’Héraclès Eurysthée exigea qu’Héraclès lui amène les bœufs roux de Géryon, géant colossal, dont les flancs se ramifiaient en trois corps. Géryon était roi de Tartessos, en Espagne, ville qui se situait en Andalousie. Il possédait un troupeau de bœufs d’une grande beauté, gardé par un berger, Eurythéon et par un monstrueux chien à trois têtes.

Pour son onzième travail d’Héraclès  reçut l’ordre de ramener à Eurysthée les pommes d’or du jardin des Hespérides . Filles d’Atlas, les Hespérides habitaient un jardin merveilleux dont les arbres étaient chargés de fruits dorés.                                                  

Et pour la douzième et dernière épreuve  Eurysthée demanda à Héraclès de descendre aux Enfers et d’en ramener Cerbère, le chien de garde des portes souterraines. 

 

La fondation de Rome

Version legendaire

Les descendants d’Enée régnèrent dès lors sur Albe et sur le territoire environnant, jusqu’au Tibre. L’un d’eux, Phocas, laissa en mourant deux fils, Numitor et Amulius. Numitor, qui était l’aîné, aurait dû lui succéder sur le trône. Mais son frère Amulius l enleva  de la royauté et s’empara de la couronne. Il exila  Numitor dans un de ses domaines, loin d’Albe, pour assurer le pouvoir à ses propres descendants, il fit mourir  le fils de son frère, puis il obligea sa nièce, Rhéa Sylvia, à admirer  la déesse Vesta, après avoir, suivant l’usage, fait vœux  d’ être innocent. Mais un jour que Rhéa était allée puiser au Tibre de l’eau pure destinée aux cérémonies religieuses, le dieu Mars lui apparut et s’unit à elle. Rhéa devint mère de deux jumeaux. Amulius la condamna à être précipitée dans les eaux du fleuve, et il exposa sur le Tibre les deux enfants.

D’après la légende, Romulus et Remus, les fils jumeaux issus de l’union de Mars et de Rhéa Silvia, et descendants d’Enée, seraient à l’origine de la fondation de Rome. La corbeille qui les portait vint échouer sur les pentes du Palatin, au pied d’un grand figuier, que les Romains appelaient le Figuier Ruminal. D’abord recueillis et nourris par une louve (symbole aujourd’hui de Rome), ils furent ensuite recueillis par le berger Faustulus et sa femme Acca Larentia, qui les élevèrent et leur donnèrent les noms de Romulus et de Remus.

Les deux jumeaux devinrent des bergers vigoureux, toujours prêts à la bataille . Or, il arriva que Remus tomba dans un piège que lui avaient tendue les bergers de Numitor. Il fut pris par eux et amené devant leur maître. Numitor le reconnut, appela auprès de lui Romulus, et leur dévoila à tous deux le secret de leur naissance. Avec leur aide, il reprit la couronne profiteur  Amulius. Pour les récompenser, il leur donna, en toute propriété, une vaste étendue de terrain sur la rive gauche du Tibre. C’est sur cette hauteur que les deux frères entreprirent de fonder une ville : Romulus avait choisi le Palatin et Remus, l’Aventin. Mais ils furent en désaccord sur les limites de cette cité. Pour ce départagés les jumeaux consultèrent une technique divinatoire basée sur l observation .Romulus se plaça sur le mont palatin, Remus sur l’ Aventin .L’ interprétation du présage est problématique :Remus a le premier aperçu six vautours mais Romulus a fini par en observer douze .Romulus décida que se sera lui qu’il construira en premier sa ville . Romulus commença donc de bâtir une cité sur le Palatin. Pour marquer l’emplacement des murs de la future ville, il traça un fossé  avec une charrue, et entreprit la construction du rempart. Remus l’ayant franchi d’un bond par dérision ; Romulus le tua de sa propre main en s’écriant : « Ainsi mourra  quiconque franchira ces murs! »

D’après les recherches archéologiques

D’après les témoignages archéologiques, l’installation des hommes sur les sept collines fut beaucoup plus lente. On a retrouvé, sur la collines du Palatin, les traces de villages de cabanes de bergers datant du VIIIe siècle. On a également découvert des cimetières où ces bergers enterraient des urnes en terre qui contenaient les cendres des morts. Ces urnes étaient des modèles réduits des cabanes des vivants. Ces villages étaient installés sur des collines, à l’écart des parties marécageuses en contre-bas. Ils surveillaient un gué sur le Tibre et la route du sel entre le bord de mer et les montagnes de l’intérieur du l’Italie. Les archéologues ont également mis au jour, les traces de villages sur les autres collines (villages peuplés par les Sabins et d’autres peuples). Tous ces villages se réunirent en une fédération.

En fait, c’est au VIe siècle que Rome fut réellement fondée en tant que ville, non par les Romains mais par les Étrusques. Ce peuple installé en Italie (Toscane actuelle), divisé entre cités rivales, s’est emparé des sept collines. Il apparait que le nom même de Rome provient de la langue étrusque (Rumon, qui signifie le fleuve). Mais, cela dit les Romains avaient beaucoup de mal à l’admettre, car après un siècle de royauté étrusque, en 509 av. JC, ils chassèrent leurs maîtres pour établir la République

 

L’enlèvement des Sabines

Que sont les Romains au temps de Romulus ?

Les romains étaient à la base des marins. Puis Romulus accueilli des hors-la-loi d’Italie: Les bannis, les meurtriers, et les esclaves fugitifs. Déroulement de l’histoire :

Romulus imagina alors d’enlever les femmes de ses voisins, les Sabins. Il organisa alors, de grandes courses de chevaux, lors de la fête de Consus, le 21 aout. Les gens des alentours y vinrent avec leur famille. Au signal donné de Romulus, ses hommes enlevèrent toutes les jeunes filles (les Sabines). La réaction des parents désespérés des jeunes filles fut immédiate. Tous se regroupèrent autour du roi des Sabins, Titus Tatius. Une armée fut formée et marcha contre Rome. D’abord victorieuse, elle réussit à entrer de force dans la citadelle adverse. Comme la défaite menaçait de tourner au désastre, Romulus pria à Jupiter. Il promit de lui construire un temple à l’endroit où il renverserait le sort de la bataille. Les femmes ne voulant pas perdre leur famille d’un des camps ainsi que celui des Romain s’interposèrent. Le roi des dieux de l’Olympe exauça son vœu. Les hommes de Romulus cessèrent de reculer, ils firent face à l’ennemi et les mirent en fuite Romulus tint sa promesse et fit construire un temple sur le Capitole, les femmes ne voulant pas perdre leur famille d’un des camps ainsi que celui des Romain s’interposèrent. Romulus tint sa promesse et fit construit un temple sur le Capitole.

Le déluge

Deucalion et Pyrrha

Deucalion est le fils du titan Prométhée et de Pronoia, il était le roi de Phthie ,  par contre Pyrrha est la fille de Pandore et d’Epiméthée.

Légende :

Pendant neuf jours et neuf nuits, la terre fut inondée par des torrents de pluie. Seuls Deucalion et sa femme Pyrrha furent trouvés assez pieux pour échapper au châtiment. Prévenu par son père, Prométhée, du désastre imminent Deucalion sur ses conseils construisit un coffre pour s’y réfugier. La Terre entière fut submergée, et tous ses habitants moururent ; quand les eaux baissèrent, le flot déposa au sommet de l’Othrys ou du mont Parnasse le couple qui avait échappé à la colère de Zeus. Hermès leur ordonna de se voiler la face et de jeter les os de leur Mère par-dessus leurs épaules pour repeupler la terre.
Après avoir longtemps cherché le sens de ces paroles, ils comprirent que les os n’étaient rien d’autre que les pierres qui couvraient leur Mère à tous, la Terre, et ils exécutèrent l’ordre des dieux.
Les pierres jetées par Deucalion se changèrent en hommes ; celles qui furent jetées par Pyrrha en femmes.
Ainsi, la Terre se repeupla d’une nouvelle race d’êtres humains, plus rustres, mais aussi plus courageux que les précédents. Les fils qui naquirent de Pyrrha furent les ancêtres des races conquérantes qui devaient faire la Grèce.

 

Gilgamesh ou le 5ème roi d’Uruk :

Gilgamesh est un roi à demi- légendaire de la cité d’Ourouk (Uruk), qui aurait régné vers 2600 avant notre ère. Il est à l’origine d’une légende qui s’est transmise d’abord de manière orale, puis qui fut écrite vers 2000 avant notre ère à Babylone. La version la plus achevée, écrite sur douze tablettes en argile, a été retrouvée à Ninive, en Mésopotamie, dans la bibliothèque du roi syrien Assourbanipal (668-627 avant notre ère). Elle comprend 3400 vers répartis sur douze tablettes. Roi semi-légendaire Gilgamesh, « celui qui a tout vu » est le héros à la fois tyrannique et humain d’une longue épopée mainte fois changée qui est la base de la littérature antique. Les exploits du cinquième roi d’Ourouk, évoquent ceux d’Ulysse et d’Hercule et offrent une réflexion sur la vie éternelle, l’amitié et l’art de vivre.
Selon les versions, il serait le fils de la déesse Ninsun, ou la dame de la vache sauvage, et du roi-guerrier Lugalbanda, en français “ Rois Furieux “, ou celui d’un grand prêtre. « Pour deux tiers il est dieu, pour un tiers il est homme.  » De plus, Shamash, ou le Dieu Soleil, lui a donné la beauté, et Adad, Dieu de l’orage, le courage.

Le Deluge de Gilgamesh

Dans la vieille ville de Shurrupak, au bord de l’Euphrate, habitaient les dieux comme Anu, le maître du ciel, le guerrier Enlil, le sage Ea… En ce temps-là, les hommes n’existaient pas. Les dieux devaient accomplir tous les travaux pénibles : dépierrer les champs, nettoyer les rigoles, creuser les canaux… et ils n’aimaient pas du tout ça !

 Au bout de trois mille six cents ans, ils en eurent assez et affrontèrent Ellil, le possesseur de la tablette où est inscrit le sort des dieux. Ellil convoqua l’assemblée de grands dieux pour entendre les griefs des mécontents. Tous décidèrent de créer une race de mortels pour effectuer le travail à leur place.

 Belet-ili, la déesse-mère, prit quatorze poignées d’argile. Elle plaça sept poignées à droite, sept poignées à gauche ; au milieu, elle posa une brique. Ea, à genoux sur une natte, ouvrit le nombril des figurines et, des deux groupes, sept produisirent des femmes et sept produisirent des hommes. La déesse qui crée les destins les compléta par paire et Belet-ili dessina les formes humaines. Tout se passa si bien que six cents ans plus tard la population des hommes devint trop nombreuse et surtout trop bruyante.

La terre alors était riche, les hommes se multipliaient et le monde mugissait comme un taureau sauvage si bien que la rumeur réveilla les dieux. Enlil, indisposé par un tel tumulte alla se plaindre aux grands dieux : l’humanité l’empêchait de dormir. Alors, pour se débarrasser des hommes, Ellil leur envoya trois fléaux successifs : la peste, la sécheresse et la famine. Au bout de six années, les hommes en furent réduits à dévorer leurs filles. Ils ne purent plus effectuer les travaux pour lesquels ils avaient été créés. Ellil décida alors, malgré la volonté des autres dieux, d’envoyer un Déluge afin d’anéantir ce qui restait de l’humanité.

 Mais Ea, le seigneur de l’eau sous la terre, source de toutes les connaissances magiques, avertit Gilgamesh. Il ordonna de construire un bateau et prévint que le déluge durerait sept jours. Sur ses conseils, Gilgamesh démolis ma maison de roseaux et construisis un bateau couvert où il rassembla la semence de tous les êtres vivants. Les enfants apportèrent la poix pour le calfatage, les charpentiers préparèrent la quille et le bordage. Gilgamesh construisit sept ponts superposés, divisés par des cloisons. On rangea les provisions dans les cales.

 Chaque jour, il tua des boeufs et des moutons, et pour les travailleurs il fit couler à flots le vin rouge, le vin blanc et le vin nouveau. Il se parfuma la tête ; c’était la fête, comme au temps de l’année nouvelle. Au septième jour la construction du bateau était terminée.

 Gilgamesh porta dans le bateau tout l’or et l’argent qu’il possédait, il fit monter toute ma famille et mes parents, toutes les bêtes domestiques et les animaux de la plaine. Il fit monter aussi tous les artisans. Shamash, le dieu-soleil, avait fixé le moment précis et avait dit :  » Lorsque le soir qui tient les tempêtes fera tomber la pluie du malheur, entre dans ton bateau et ferme la porte ! « 

Le jour venu, Gigamesh regarda le ciel. Il était sombre et terrifiant. J’entrai alors dans le bateau et je fermai la porte. Aux premières lueurs de l’aurore, un nuage noir monta des profondeurs du ciel, au-dessus de l’horizon lointain. A l’intérieur du nuage, le dieu Adad, dieu des orages et de la pluie, tonnait et devant lui marchaient ses messagers. Le déluge mugissait comme un taureau furieux, les vents hurlaient comme les braiments d’un âne. Le soleil avait disparu, les ténèbres étaient totales. Certains dieux, eux-mêmes terrifiés, fuyaient, rampant le long des  murs comme des chiens.

Le mythe du déluge :

En général :

Le Déluge est un mythe répandu dans de nombreuses cultures. C’est aussi un des plus anciens. Il relate généralement des pluies catastrophiques et les inondations consécutives qui exterminèrent hommes et animaux à l’exception d’un seul couple de chaque espèce qui allaient repeupler la Terre ensuite.

Dans la chrétienté :

Les hommes se répandaient, et devenaient de plus en plus mauvais. Dieu décida de les détruire, ainsi que les animaux, car il se regrettait de ce qu’il avait créé. Mais au dernier moment, il alla prévenir Noé, qui était un juste, et lui demanda de construire une arche, un bateau immense dans lequel il pourrait sauver sa vie, celle de sa femme, et celle de ses trois fils et ses trois belles-filles, et emmener un couple de chaque espèce animale vivant sur terre, pour qu’elle ne disparaisse pas.

Noé fit comme avait dit Dieu, et l’arche fut achevée juste à temps. Il se mit à pleuvoir sans discontinuer pendant quarante jours et quarante nuits, et les eaux recouvrirent la terre pendant encore plusieurs mois. Finalement, Noé envoya en reconnaissance une colombe qui revint avec un brin d’olivier dans le bec, signe que les eaux avaient baissé. Noé débarqua avec sa famille et tous les animaux sur le mont Ararat.

Dieu le bénit et l’assura qu’il n’y aurait plus jamais de déluge ; il créa un arc-en-ciel pour rappeler cette alliance.

Le déluge dans la Genèse

1. Le Seigneur dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison; car je t’ai vu juste devant moi parmi cette génération.

2. Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle;

3. Sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de la Terre.

4. Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la Terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de la face de la Terre tous les êtres que j’ai faits.

5. Noé éxécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

6. Noé avait six cent ans, lorsque le déluge d’eaux fut sur la Terre.

7. Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.

8. D’entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui  se meut sur la Terre,

9. il entra dans l’arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieux l’avait ordonné à Noé.

10. Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la Terre.

11. L’an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent.

12. La pluie tomba sur la Terre quarante jours  et quarante nuits

Genèse, chapitre 5, verset 5 :  » Il y avait sept jours, et les eaux du déluge furent sur la Terre « 

Les étrusques

La civilisation étrusque apparaît au ixe siècle av. J.-C.. Certains historiens pensent que les Étrusques sont venus d’Asie mineure (Lydie), arrivant par mer et par terre en Italie centrale, qui deviendra l’Étrurie (Toscane actuelle). C’étaient des marins certainement attirés par les riches gisements  de métal  de la région.

D’autres historiens sont partisans d’une origine locale des Étrusques, ils proviendraient des Villanoviens qui peuplaient l’Italie à l’âge du fer. Certains pensent que les dirigeants étrusques sont d’origine asiatique, tandis que le reste de la population serait d’origine locale.

La civilisation étrusque connaît son rayonnement maximum entre le vie siècle av. J.-C. et le milieu du ive siècle av. J.-C.. En effet, en 535 av. J.-C., ils battent les Phocéens de Massilia (Marseille) et les éliminent du nord de la mer Méditerranée occidentale.

Les Étrusques ont étendu leurs territoires vers le sud (conquête du Latium à la fin du viie siècle av. J.-C. et de la Campanie où ils s’affrontent aux Grecs) et aux peuples italiotes de l’Apennin (Samnites en particulier).

Les Étrusques se dirigent aussi vers le nord et s’installent dans la plaine du  où ils s’affrontent aux Gaulois.

Les villes principales sont ArretiumCerveteriCortonaPerusiaVelsuTarquinieVeisVolsiniesVelathri. Il semble que les femmes jouaient un grand rôle dans la société. Elles participent aux banquets assistent aux spectacles. Dans les classes supérieures la femme transmet son nom aux enfants au contraire, les femmes de Rome ne possèdent pas de droits civiques, c’est-à-dire qu’elles restent mineures, comme un enfant, toute leur vie. Elles ne peuvent pas participer à la vie de la ville.

L’art funéraire des Étrusques montrent un peuple aimant le luxe, le plaisir sensoriel, le jeu.

L’influence de l’art grec, chez les Étrusques, est forte. Mais il montre un goût pour le rythme graphique et la couleur.

Les Étrusques étaient un peuple très religieux. Les pratiques religieuses des Étrusques ont beaucoup influencé celles des Romains : la divination, l’examen des entrailles, le rite de fondation des villes… La mythologie étrusque a laissé son empreinte dans la mythologie romaine.  De ce fait, religion et vie quotidienne se mélangeaient. La gladiature, la pompe du triomphe, choses qui sont passées dans les mœurs romaines dérivent de rites religieux étrusques. Les insignes qui devaient devenir à Rome l’anneau d’or des chevaliers ou la bulle des enfants avaient la valeur d’amulettes. Les rites singuliers de la fondation des villes, qui se sont perpétués également dans les fondations coloniales romaines, relevaient des préceptes des livres étrusques.

La culture des Etrusques

 Le dieu principal, le Jupiter des Etrusques, était Tinia, qui présidait le conseil des dieux et disposait de trois foudres. La foudre était justement un des signes dont on faisait le plus grand cas. Phénomènes un peu insolites ou prodiges étaient considérés comme l’expression de la volonté divine.

 La mort

 Les Etrusques faisaient preuve d’un grand soin à l’égard de tout ce qui touchait à l’au-delà. La vision étrusque des Enfers, qui s’épanouit surtout à une époque tardive (IVe siècle), est influencée par la mythologie grecque : présence d’Hadès, sous le nom d’Aïta, roi des Enfers coiffé d’une tête de loup; présence de Perséphone (Phersipnaï), reine infernale; présence enfin de Charun, dont le nom évoque celui du fameux  nocher Charon, mais qui est ici un démon horrible, muni d’un maillet pour asséner le coup de grâce aux trépassés. 

L’art étrusque

Il est plus facile de situer les œuvres dans un cadre chronologique :

A lépoque hellénistique( période  de l’histoire de la Grèce ancienne  et d’une partie du bassin méditerranéen) , l’inspiration grecque contribue à développer l’art cauchemardesque, dont les thèmes sont suggérés par les croyances.

Les fresques étrusques ont l’avantage d’être conservées ce qui n’est pas le cas de la peinture grecque.

A partir du Vè siècle  elles s’épanouissent en commençant par manifester une ressemblance avec les vases ioniens, puis en s’inspirant des vases a figures rouges.

Certaines, très vivantes, évoquent les danses légères, qui tinrent une place appréciable dans les divertissements de ce peuple.

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